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Le cancer prostatique (ou cancer de la prostate) est extrêmement fréquent puisqu'il concerne environ 50 % des hommes ayant plus de 80 ans en France. Le taux d'incidence mondial est d'environ 1 ‰ (100 hommes sur 100 000 sont concernés).

Épidémiologie du cancer prostatique

En France, cette tumeur maligne est de loin la plus fréquente chez l'homme et représente 25 % de l'ensemble des nouveaux cas de cancers masculins. En tout, selon l'Institut de veille sanitaire (qui a aujourd'hui fusionné au sein de Santé publique France), 71 220 nouveaux cas ont été diagnostiqués en 2011, 56 800 depuis 2012 (soit plus que les nouveaux cas de cancers du poumon et du côlon réunis) et 48 400 en 2013.

Les hommes nés dans les années 1940 présentent 10,7 % de risque en plus d'être atteints d'un cancer de la prostate avant leurs 75 ans (soit un risque sept fois plus élevé que pour les hommes nés dans les années 1910).

En revanche, alors que les risques de développer un cancer de la prostate augmentent, la mortalité dont la tumeur est responsable diminue, avec « seulement » 8 200 décès en 2017. La survie est aujourd'hui de 84 % à 5 ans.

Néanmoins, le cancer de la prostate reste la deuxième cause de mortalité par cancer chez l'homme.

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Cancer prostatique : un adénocarcinome d'évolution lente

Le cancer prostatique est une tumeur maligne qui se développe au niveau des cellules de la prostate, une des glandes de l'appareil reproducteur masculin.

  • Dans 95 % des cas, il s'agit d'un adénocarcinome, car les cellules concernées sont des cellules épithéliales, c'est-à-dire les cellules sécrétrices de la glande (épithélioma est un synonyme de carcinome). Ce type de cancer est d'évolution lente, ce qui permet généralement de le détecter suffisamment tôt, avant qu'il n'entraîne la formation de métastases (par lesquelles les cellules cancéreuses seront véhiculées aux autres organes par le sang et par le système lymphatique).
  • Les 5 % restants sont constitués par des sarcomes, des carcinomes à petites cellules et des carcinomes transitionnels qui sont de moins bon pronostic.

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Stades localisés et non localisés du cancer prostatique

Le cancer de la prostate se classe selon deux grands stades d'évolution :

  • le cancer de la prostate localisé (intracapsulaire), dans lequel les cellules cancéreuses n'affectent que la prostate ;
  • le cancer non localisé (extracapsulaire), dans lequel les cellules cancéreuses concernent la prostate et s'étendent en dehors, jusqu'aux ganglions lymphatiques voire aux os (métastases).

Néanmoins, il est possible d'affiner cette classification en faisant la distinction entre :

  • le cancer intracapsulaire ;
  • le cancer localisé qui s'étend au-delà de la capsule prostatique jusqu'aux organes voisins (col de la vessie, sphincter de l'urètre, rectum) mais sans atteinte ganglionnaire ;
  • le cancer prostatique avec atteinte des ganglions lymphatiques régionaux ;
  • le cancer de la prostate métastatique ayant entraîné la formation de métastases distantes.
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Le cancer prostatique selon la classification internationale TNM

Comme pour tous les cancers, il est possible de mesurer la gravité du cancer prostatique grâce à la classification TNM. Outre le fait qu'elle est commune à tous les pays, cette classification a également l'avantage d'être précise.

Définition de la classification TNM

La classification TNM est un système international permettant de distinguer les cancers selon leur étendue, à savoir :

  • la taille de la tumeur (T) ;
  • la présence ou l'absence de cellules cancéreuses dans les ganglions (N, pour « node » qui signifie ganglion en anglais) ;
  • la présence ou l'absence de métastases (M).

Par ailleurs, on utilise des préfixes pour identifier par quels moyens la classification a été faite :

  • la cTNM est une classification basée sur un examen clinique, une échographie et/ou une biopsie et qui permet de déterminer le traitement à employer ;
  • la classification pTNM, en revanche, se base sur les informations collectées au cours d'une intervention chirurgicale et elle permet de déterminer le traitement adjuvant à employer et de donner un pronostic ;
  • la classification yTNM se fonde sur les informations récoltées après un traitement.
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Cancer prostatique et tumeur

Dans la classification TNM, le T peut être noté :

  • T0 en l'absence de cancer ;
  • T1 en cas de tumeur non visible (elle a, dans ce cas, été diagnostiquée par découverte d'une élévation du taux de PSA et confirmée par biopsie) ;
  • T2 en cas de tumeur localisée :
    • T2a en cas d'atteinte de la moitié d'un des deux lobes maximum,
    • T2b en cas d'atteinte de plus la moitié d'un des deux lobes mais pas de l'autre,
    • T2c en cas d'atteinte des deux lobes ;
  • T3 en cas de tumeur non localisée :
    • T3a si la tumeur est extracapsulaire,
    • T3b en cas d'atteinte des vésicules séminales ;
  • T4 en cas de tumeur étendue aux organes voisins ou à la paroi pelvienne.
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Cancer prostatique et ganglions

La notation N permet simplement d'indiquer :

  • une absence d'atteinte ganglionnaire : N0 ;
  • la présence de métastases ganglionnaires : N1.

Cancer prostatique et métastases

La classification distingue :

  • M0 : absence de métastases ;
  • M1 présence de métastases avec :
    • M1a en cas d'atteinte de ganglions lymphatiques distants,
    • M1b en cas de métastases osseuses,
    • M1c si on retrouve d'autres métastases.

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