Cancer de la prostate et alimentation

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka

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Pour réduire les risques de développer un cancer de la prostate, l'alimentation joue un rôle important. En effet, la prévention de cette pathologie passe par la consommation modérée voire nulle de certains aliments et, inversement, par la consommation régulière de certains autres.

Cancer de la prostate : l'alimentation à favoriser

Un certain nombre d'aliments sont connus pour réduire de façon significative les risques de développer un cancer de la prostate. C'est notamment le cas :

  • des aliments riches en oméga 3 tels que :
    • le foie de morue,
    • l'huile de colza, de noix ou de germes de blé,
    • l'huile de lin ou les graines de lin (plus faciles à conserver et qu'on peut saupoudrer sur les salades, les yaourts au soja, les céréales...),
    • les poissons gras comme les anchois, l'anguille, l'espadon, le flétan, le maquereau, le saumon (sauvage de préférence), le hareng, la perche, la sardine, le saumon, le thon, la truite, etc., (à manger frais) au moins trois fois par semaine,
    • certains poissons blancs comme le bar, le brochet, le cabillaud, le colin, l'églefin, le haddock, la limande, le lieu, la lotte, le merlan, la raie, le rouget, la sole, le turbot, etc., là encore environ trois fois par semaine,
    • les fruits à coque comme les noix (mais aussi noisettes et noix de cajou), les pistaches, les amandes, etc. à raison d'une poignée trois fois par semaine au moins (ce type d'aliments diminue de moitié les risques de cancers prostatiques et ils retardent la croissance des tumeurs tout en limitant les métastases) ;
  • des alliacés (riches en soufre) tels que l'ail, les échalotes ou l'oignon ou encore la ciboulette (au moins 1 g par jour et de préférence écrasés) ;
  • des légumes comme le poireau, les choux (riches en glucosinulates, en indole-3-carbinoles et en sulforaphane) et notamment le chou-fleur mais aussi les brocolis et les choux de Bruxelles (attention, il ne faut pas les faire bouillir mais les cuire à la vapeur ou au wok) ;
  • des fruits frais riches en fibres à raison de 600 g par jour ;
  • du jus de grenade, réputé pour diviser par trois le risque de développer des tumeurs prostatiques en raison de sa forte teneur en polyphénols et en tanins (antioxydants), à consommer à raison de 225 ml chaque matin ;
  • de la tomate qui est riche en antioxydants (surtout en lycopène qu'on retrouve aussi dans les pamplemousses et les pastèques) et qui agit aussi bien préventivement que comme inhibitrice des tumeurs ; elle est à consommer de préférence cuite ;
  • du soja (qui est riche en phyto-œstrogènes qui contrecarrent la testostérone) qui diminue de près de 60 % les risques de cancer de la prostate ; on peut en consommer sous forme de laits, de yaourts, de miso (pour saler les soupes par exemple), de tofu, de crème pour la cuisine, etc. ;
  • du thé vert (qui est riche en catéchines qui bloquent les tumeurs et limitent le taux de testostérone) à raison de 5 ou 6 tasses par jour dans l'idéal.

Cancer de la prostate : les aliments à éviter

Inversement, il y a certains aliments qui sont susceptibles d'augmenter les risques de développer un cancer de la prostate. On fera donc en sorte d'éviter de consommer trop :

  • de viande rouge (risques augmentés de 12 %) et de charcuterie (risques augmentés de 32 %) principalement en raison de leurs teneurs en nitrites, en nitrates et en graisses animales ; donc ne consommez pas de viande plus de trois fois par semaine et évitez la charcuterie ;
  • de graisses animales de façon générale (on en trouve notamment dans le beurre, la margarine, la charcuterie et les viandes grasses) ;
  • de produits à base de lait de vache puisque l'excès de calcium fait chuter le taux de vitamine D (se limiter à 2 g de calcium par jour maximum sinon les risques sont multipliés par deux). Attention, certaines eaux minérales sont également particulièrement riches en calcium.

D'une façon générale, il convient d'éviter ces aliments qui vont activer la protéine mTOR qui joue un rôle majeur dans la régulation de la croissance et de la prolifération des cellules. En effet, une stimulation prolongée de cette protéine (sur l'ensemble d'une vie) va favoriser l'apparition, à terme, de cancers, et notamment de cancers prostatiques.

Par ailleurs, on notera avec intérêt que, selon une étude, les porteurs de maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI) auraient davantage de cancers de la prostate que la population générale, quelles que soient leur tranche d’âge et leur ethnie. Ainsi, surveiller son alimentation a un intérêt double dans le cadre de la prévention des cancers prostatiques.

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